- 28 January 2026
- Updated 21h02
RDC: Vital Kamerhe démissionne de la présidence de l’Assemblée nationale. « les coulisses d’une chute annoncée »
En ce jour, la scène politique congolaise est secouée par une nouvelle de taille, la démission de Vital Kamerhe de ses fonctions de président de l’Assemblée nationale. Cette décision, qui intervient après plusieurs jours de tensions palpables, marque la fin d’un mandat mouvementé et soulève de nombreuses questions sur l’avenir de l’institution législative et la stabilité de la coalition au pouvoir, l’Union sacrée de la nation.
La genèse d’une pétition
La démission de Kamerhe n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’une crise politique initiée par le dépôt d’une pétition. Ce document, émanant d’un groupe de députés majoritairement issus de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), le parti du président Félix Tshisekedi, et de ses alliés, dénonçait la mauvaise gestion de l’ancien président. Les accusations portaient notamment sur une présumée opacité dans la gestion des fonds alloués à l’institution et un manque d’alignement sur les directives et les priorités de la majorité présidentielle.

Une lutte de pouvoir au sein de l’Union sacrée
Pour de nombreux observateurs, cette crise va bien au-delà des accusations de mauvaise gestion. Elle serait en réalité le reflet d’une lutte de pouvoir interne au sein de l’Union sacrée. La démission de Vital Kamerhe, une figure politique de premier plan et l’un des architectes de la coalition au pouvoir, pourrait être interprétée comme une manœuvre visant à consolider l’emprise de l’UDPS sur les institutions clés de l’État. Elle illustre les tensions persistantes entre les différentes factions de l’Union sacrée, chacune cherchant à maximiser son influence.
L’Assemblée nationale en période de transaction
Avec le départ de Kamerhe, l’Assemblée nationale entre dans une phase d’incertitude. L’intérim est assuré par le vice-président, Isaac Tshilumbayi, dans l’attente d’une nouvelle élection pour désigner le prochain bureau. Cette vacance du pouvoir à la tête de la chambre basse relance le débat sur des sujets cruciaux tels que la gouvernance, la réforme institutionnelle et la lutte contre la corruption. La manière dont cette transition sera gérée donnera un aperçu de la capacité de la RDC à surmonter ses défis politiques et à renforcer sa démocratie. La succession de Vital Kamerhe sera scrutée avec la plus grande attention, car elle pourrait redéfinir les équilibres politiques pour les années à venir.
|Rédaction
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