- 28 January 2026
- Updated 21h02
Kalemie : Le cri de détresse des enseignants de la SNCC face à sept mois d’impayés
Depuis le 20 janvier 2026, le silence a remplacé le brouhaha habituel des cours dans les écoles de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) à Kalemie. Les « chevaliers de la craie » ont décidé de croiser les bras pour dénoncer une situation sociale devenue insupportable, le non-paiement de leurs émoluments depuis juillet 2025. Ce mouvement de débrayage, relayé par le journaliste et observateur Daniel Michombero, met en lumière la précarité extrême dans laquelle sont plongés ces agents dont la mission est pourtant de former l’élite de demain dans la province du Tanganyika.
La colère des grévistes est à la mesure de l’attente. Après sept mois de promesses non tenues, les enseignants affirment ne plus être en mesure de subvenir aux besoins primaires de leurs familles ni d’assurer les frais de transport vers leurs lieux de travail. « Nous réclamons le paiement de nos sept mois de salaire. À défaut, nous n’allons plus assurer les cours », martèle un délégué syndical, soulignant que cette impasse compromet gravement la qualité de l’enseignement. Entre l’épuisement moral et l’asphyxie financière, le corps enseignant de la SNCC se dit prêt à maintenir cette « grève sèche » jusqu’à l’apurement total des arriérés.

Cette paralysie scolaire plonge les parents d’élèves dans une inquiétude profonde, alors que le calendrier de l’année 2025-2026 entre dans une phase cruciale. Ces derniers, qui s’acquittent souvent de divers frais scolaires, déplorent de voir leurs enfants privés de leur droit à l’éducation par manque de suivi administratif et financier de la part de l’employeur. Jusqu’à présent, le silence assourdissant des autorités de la SNCC et de l’exécutif provincial ne fait qu’accentuer l’incertitude, laissant craindre une année blanche pour des centaines d’élèves de Kalemie.
Au-delà de ce cas localisé, cette crise reflète les failles structurelles persistantes dans le système de paie des enseignants en République Démocratique du Congo. Malgré les réformes annoncées par le gouvernement central à Kinshasa pour stabiliser le secteur éducatif, les retards de paiement demeurent un fléau qui mine la gratuité de l’enseignement et la paix sociale. L’alerte lancée depuis le Tanganyika par Daniel Michomberorésonne comme un test pour les autorités : sauront-elles réagir promptement pour éviter une déshérence scolaire prolongée dans cette région stratégique ?
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