- 29 January 2026
- Updated 22h27
La LUCHA salue la décision du gouvernement de mener une enquête indépendante sur le carnage à la prison de Makala
La Lutte pour le Changement (LUCHA) a pris acte de la décision du gouvernement de la République Démocratique du Congo d’accéder à sa demande pour la mise en place d’enquêtes indépendantes sur le carnage survenu à la prison centrale de Makala dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024. Cette tragédie, qui a causé la mort de 129 personnes selon le gouvernement, met en lumière la situation désastreuse de cette prison, un exemple de la crise du système carcéral congolais.
La prison de Makala, initialement conçue pour accueillir 1 500 détenus, héberge actuellement près de 15 000 prisonniers, soit presque 10 fois sa capacité initiale. Cette surpopulation a entraîné des conditions de détention dégradantes, marquées par le manque d’accès à l’eau potable, à une alimentation adéquate et des soins médicaux quasi inexistants. Ces conditions inhumaines ont été à l’origine de plusieurs tentatives d’évasion et d’émeutes, dont celle de mai 2017 qui a déjà coûté la vie à de nombreux détenus, rassure c’est mouvement citoyen. En août 2017, un autre massacre avait eu lieu, lors d’affrontements entre détenus et gardiens, entraînant la mort de plusieurs prisonniers.

Malgré les appels répétés de la société civile, y compris de la LUCHA, à réformer le système carcéral, peu de mesures concrètes ont été prises pour améliorer les conditions de détention. Le récent carnage de septembre 2024 n’est qu’une triste réitération des violences récurrentes à Makala, exacerbées par des conditions de vie déplorables et l’usage excessif de la force par les autorités pénitentiaires.
La LUCHA se félicite de l’implication du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) et de la société civile dans le processus d’enquête initié par les autorités du pays, décision prise lors du récent conseil de ministre élargie. L’organisation souhaite être associée à ces enquêtes afin d’assurer un suivi rigoureux et responsable du dossier, garantissant la transparence du processus. En collaboration avec d’autres parties prenantes, la LUCHA veillera à ce que les victimes obtiennent justice et réparation.
La LUCHA espère que ces enquêtes mettront en lumière la réalité actuelle à Makala et aboutiront à des réformes urgentes du système carcéral congolais, en commençant par le désengorgement de la prison et l’amélioration des conditions de vie des détenus. L’absence de mesures efficaces ne fera que perpétuer les cycles de violence.
|Rédaction
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