- 13 March 2026
- Updated 18h13
Partenariat RDC-Émirats : Cap vers une coopération économique sans précédent.
Ce lundi 2 février, le Palais Qasr Al Watan d’Abu Dhabi a été le théâtre d’une rencontre diplomatique de premier plan entre le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, et Son Altesse Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, Président des Émirats arabes unis. Cet échange en tête-à-tête, empreint de solennité, a jeté les bases d’une coopération renforcée avant de passer à la phase concrète de la visite : la signature d’un Accord de Partenariat Économique Global (CEPA) et de trois protocoles d’accord (MOU) stratégiques, marquant une nouvelle ère dans les relations bilatérales entre Kinshasa et Abu Dhabi.
Sous l’œil attentif des deux chefs d’État, les délégations ont officialisé des engagements majeurs touchant des secteurs névralgiques pour la croissance congolaise. Si les Mines restent au cœur des échanges avec trois accords spécifiques visant une exploitation plus structurée et mutuellement bénéfique, le partenariat s’étend également au Commerce et aux Transports. Cette diversification témoigne de la volonté des deux nations de ne plus limiter leur collaboration aux seules ressources brutes, mais de bâtir une architecture économique intégrée capable de stimuler les flux commerciaux et les infrastructures de base.

En amont de cette cérémonie historique, la partie congolaise a affiché une cohésion rigoureuse lors d’une réunion de cadrage décisive tenue quelques heures plus tôt. Autour du Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, et de la Ministre du Portefeuille, les experts et membres du cabinet présidentiel ont peaufiné les derniers détails techniques. Ce travail de coulisses illustre l’approche méthodique de la RDC pour garantir que ces accords se traduisent par des retombées palpables pour l’économie nationale et la création d’emplois.
L’un des trois protocoles d’accord (MOU) vise spécifiquement la chaîne de valeur des minerais critiques. L’objectif n’est plus seulement d’extraire, mais d’intégrer des unités de raffinage en RDC. En s’appuyant sur l’expertise technologique émiratie, le pays cherche à capter une plus grande part de la valeur ajoutée, notamment pour le cobalt et le cuivre, essentiels à la transition énergétique mondiale.
Ledit accord prévoit aussi des investissements massifs dans les infrastructures de transport. Cela inclut :
- La modernisation portuaire : Pour faciliter l’évacuation des marchandises vers les marchés internationaux.
- Les zones logistiques : Création de hubs de stockage intelligents pour fluidifier le commerce transfrontalier.
Cet événement marque un jalon essentiel dans la diplomatie économique de Félix Tshisekedi, qui cherche à positionner la RDC comme une destination de choix pour les investissements moyen-orientaux. En s’alliant à la puissance financière et logistique des Émirats arabes unis, le pays s’offre un levier de modernisation sans précédent. Pour les observateurs, la signature de ce jour n’est pas seulement un acte administratif, mais le signal d’une volonté commune de transformer le potentiel congolais en une réalité prospère, soutenue par l’expertise technologique et le capital émirati.
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