- 18 January 2026
- Updated 21h16
KASAÏ-ORIENTAL : Le Maïs de Kanyama Kasese, un remède illusoire pour Mbujimayi
Un Accès Difficile à une Ressource Vitale
Le service national a récemment acheminé une quantité significative de maïs produit à Kanyama Kasese vers Mbujimayi, dans le but d’offrir à la population locale la possibilité d’acquérir cette denrée essentielle à un prix abordable. Cependant, la réalité du terrain révèle une tout autre histoire. Alors qu’un sac de 17 mekas de maïs est proposé à 82.500 FC, soit environ 4.700 FC par meka, les prix sur les marchés locaux oscillent entre 5.500 et 6.000 FC, rendant l’initiative initiale louable en théorie, mais difficilement accessible en pratique.
Une offre insuffisante pour une demande élevée
Malheureusement, les quelques points de vente ouvert dans une ville de plus d’un million d’habitants ne suffit pas à répondre aux besoins de la population. Les citoyens se voient contraints de récupérer des jetons pour être servis, après avoir attendu des heures sous le soleil ou la pluie. Cette situation déplorable oblige les familles à laisser leurs enfants à la maison et à subir des pertes matérielles considérables en raison de cette organisation chaotique.

Un soutien qui ne nait que renforcer le commerce local
Au lieu d’alléger le fardeau économique des habitants, l’initiative de Kanyama Kasese semble avant tout favoriser les commerçants locaux qui profitent de la situation. En effet, ceux-ci peuvent acheter le maïs à un prix réduit pour ensuite le revendre sur le marché à des tarifs largement supérieurs. Ainsi, les véritables bénéficiaires de cette initiative se retrouvent non seulement frustrés mais également désavantagés.
Un manque de suivi gouvernemental préoccupant
Le manque de suivi par le gouvernement provincial soulève des inquiétudes quant aux intérêts réels de la population. Il est alarmant de constater que ce maïs est distribué sans contrôle adéquat, ce qui pourrait avoir des répercussions graves sur l’économie provinciale lorsque ce stock viendra à manquer. Les experts craignent que la mesurette n’augmente considérablement après l’épuisement des réserves actuelles.

Prévenir pour éviter le pire
Il devient donc impératif que les autorités locales prennent des mesures préventives pour éviter que cette situation ne dégénère davantage. La nécessité d’une approche proactive est cruciale pour garantir que les véritables besoins des citoyens soient pris en compte et que leur accès à cette ressource vitale soit facilité. Sinon, nous risquons de voir s’aggraver une crise alimentaire déjà latente, au détriment des plus vulnérables dans notre société.
|Denis BABI WA MULUMBA
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