- 13 February 2026
- Updated 14h22
Réactions de la MIBA sur le rapport d’audit : un processus contesté par le Directeur Général
Le 10 octobre 2024, la Direction Générale de la MIBA a pris connaissance du rapport d’audit de la Commission ad-hoc du Conseil d’administration. Dans une observation dont une copie a été transmise à repereinfos.net, ce rapport soulève d’importantes préoccupations concernant la méthodologie adoptée et les personnes impliquées.
André Kabanda, Directeur Général de la MIBA, souligne d’emblée que l’audit interne a été perçu par de nombreux audités comme une « chasse aux coupables » plutôt qu’un processus constructif. Les questions posées, ainsi que l’attitude parfois intimidante de certains membres de la Commission, ont contribué à créer un climat défavorable aux échanges.

En outre, la présence d’individus externes à la MIBA au sein de cette Commission soulève des interrogations. En particulier, la participation de Monsieur PENEWEMBO Papias, assistant de l’Administrateur Cécile EDUNGU, ainsi que de Madame Joyce, assistante du Commissaire aux comptes, remet en cause la légitimité et la confidentialité du processus d’audit.
L’implication de Cécile EDUNGU, connue pour ses critiques publiques envers la Direction Générale, suscite également des doutes quant à l’objectivité de la Commission. Sa position soulève des questions sur sa capacité à évaluer de manière impartiale les actions de la Direction.
André Kabanda note également des tensions internes, notamment lors de l’accueil de syndicalistes, dont certains n’étaient pas employés de la MIBA. Cette situation a contribué à alimenter des allégations de malversations, altérant ainsi l’objectivité des échanges.

Le Directeur Général évoque également les difficultés rencontrées durant l’audit. Les membres de la Commission ont peiné à respecter les procédures standards, entraînant des incompréhensions. Cela a culminé avec le départ prématuré de l’Administrateur BUKASA MUKADI Albert, qui a exprimé son désaccord concernant les irrégularités constatées.
Un autre point critique soulevé par André Kabanda est le refus d’organiser un débat contradictoire, étape essentielle de tout audit. Malgré les demandes formulées, la Commission a choisi de se limiter à des réponses écrites, contournant ainsi une phase cruciale pour la transparence. Ce choix a été justifié par le Président du Conseil d’Administration, qui a affirmé agir sur ordre du Ministre du Portefeuille, une déclaration que ce dernier a démentie.

Enfin, André Kabanda fait remarquer que le climat des séances a été marqué par des comportements intimidants de certains Administrateurs, créant un environnement de méfiance et de stress. Cela remet en question la nature objective et impartiale de l’audit, laissant planer des doutes sur les véritables intentions de la Commission.
Selon le Directeur Général, ces irrégularités soulèvent des interrogations sur la validité des résultats et sur la capacité de la MIBA à tirer parti de cet audit pour son développement futur.
|Denis BABI WA MULUMBA
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