- 4 February 2026
- Updated 9h21
Kongo Central : L’alerte rouge lancée face à une flambée de rougeole
Le Kongo Central suffoque sous une nouvelle vague épidémique. Depuis le 1er janvier 2026, la province a déjà recensé 351 cas de rougeole et déploré 5 décès, signe d’une accélération fulgurante de la maladie par rapport à l’année précédente. Dix zones de santé sur les trente-six que compte la province sont actuellement en état d’alerte maximale.
Le ministre provincial de la Santé, Ovide Yobila, est monté au créneau ce lundi 2 février pour sonner le rappel des troupes. Le constat est sans appel : le virus gagne du terrain là où la couverture vaccinale fait défaut. En comparaison, l’ensemble de l’année 2025 avait totalisé 479 cas ; atteindre le seuil des 351 signalements en seulement un mois traduit une résurgence d’une rare intensité qui menace de saturer les structures sanitaires locales.
Face à cette urgence, une riposte multisectorielle s’organise. En étroite collaboration avec le ministère national et les partenaires techniques, les autorités déploient un arsenal de mesures : surveillance épidémiologique accrue, prise en charge gratuite des malades et lancement imminent de campagnes de vaccination intensives. L’objectif est clair : couper la chaîne de transmission avant que l’épidémie ne s’étende aux 26 zones de santé encore épargnées.

Le danger réside dans la contagiosité extrême de ce virus aéroporté. Initialement perçue comme une simple grippe (fièvre, toux, yeux rouges), la rougeole peut rapidement dégénérer en complications fatales telles que la pneumonie ou des atteintes cérébrales irréversibles. Le ministre Yobila a fermement mis en garde contre l’automédication, véritable « piège mortel » qui retarde la prise en charge médicale indispensable à la survie des jeunes patients.
L’appel à la responsabilité parentale est désormais le dernier rempart contre l’hécatombe. Les autorités exhortent les familles à conduire sans délai les enfants de 0 à 23 mois vers les centres de vaccination. Dès l’apparition des premières éruptions cutanées ou d’une forte fièvre, le réflexe doit être médical et non artisanal. La vaccination reste, à ce jour, l’unique bouclier efficace pour protéger la petite enfance de cette menace évitable.
Il sied de noter, que le Kongo Central joue contre la montre. La mobilisation générale décrétée par le gouvernement provincial ne portera ses fruits que si la population adhère massivement aux consignes sanitaires. Entre surveillance et prévention, la province tente désespérément d’éviter que le bilan humain de 2026 ne dépasse, en quelques semaines seulement, la tragédie de l’année écoulée.
|Fatou
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