- 20 January 2026
- Updated 0h30
Édito : Bloc Kabila Katumbi, épouvantail entre agression Rwandaise et majorité?
Humain , on est en permanence vulnérable à la vulnérabilité. Il est vrai, la politique de communication constitue l’un des points faibles du camp présidentiel dans la conduite de cette démarche dite « changement de la constitution ». Cela cependant, ne fait pas de la réplique de l’opposition une œuvre parfaite. Elle est également entachée des imperfections assez lourdes de sens que cette communication impropre de l’Union sacrée, car symbolique !
Cette symbolique commence avec les acteurs. En 18 ans de règne, Joseph Kabila a été accusé par l’opposition aujourd’hui au pouvoir, tantôt comme un sujet rwandais placé à la tête de la RDC par l’Occident pour contrôler principalement son sous-sol, tantôt comme un collaborateur avéré du Rwanda dans la déstabilisation de l’est de la RDC. Il y a peu, cette accusation est revenue avec l’actuel président de la République, qui voit en son prédécesseur, un parrain de la rébellion AFC de Corneille Nangaa. C’est cette même corde sensible que Félix Tshisekedi a grattée tout au long de la récente campagne électorale pour faire danser l’électorat congolais au rythme « anti-etranger » en habillant son challenger Moïse Katumbi de « candidat de l’étranger ». En somme, la rencontre d’Addis-Abeba a manqué un trait d’union capable de lier ces deux politiques à l’opinion publique congolaise. Ce trait d’union serait par exemple un Martin Fayulu qui s’inscrit également dans l’opposition au changement de la constitution et qui n’est pas du tout réputé comme associé de l’occident ou du Rwanda dans l’opinion publique. Donc, une rencontre à 3 plutôt qu’à deux. C’est dire que la rencontre d’Éthiopie a fait fi du nationalisme en vogue en République démocratique du Congo.

Quand elle quitte les acteurs, notre symbolique atterrit directement sur le discours. Ce point non plus n’a pas couvert les talons de ces deux Achilles. Bien au contraire ! À ce jour, le paradigme en RDC c’est la guerre de l’Est. Cette guerre est définie et acceptée par des millions de congolais comme une guerre d’agression rwandaise. Du début à la fin, le discours sanctionnant les assises d’Addis-Abeba saute ce paradigme, pourtant incontournable.
C’est dire sans dire qu’Addis-Abeba, il a été vendue l’image des anciens gestionnaires de la RDC au service du commissionnaire Rwanda et ses bailleurs de fonds occidentaux, qui tentent de s’opposer à une démarche nationaliste. C’est difficile de gagner la faveur populaire dans ce contexte. Et le pouvoir n’aura pas du mal à défaire ce qui a été fait.
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